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 Ràn Brunecorne

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Ràn Brunecorne
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MessageSujet: Ràn Brunecorne Mer 6 Déc - 13:32


Ràn Brunecorne


“La morale est un mensonge.”




Informations généralesCaractère

Nom :Brunecorne
Prénom : Ràn
Date de naissance : 549  ans, Le 13 eme jour du mois de Ketil  (26 ans )
Lieu de naissance : Dans une forêt non loin d'Asgarn
Tribu : Dunan
Métier : Apprentie shaman

Rancunière, jalouse, mélancolique, cynique, sauvage
Passionnée, patiente, douce, résolue, courageuse  

Elle se ronge les ongles, elle avait réussi à arrêter, mais depuis la perte de son enfant cette manie est revenue de plus belle, lui laissant les mains dans un état déplorable.


Biographie


Il est des histoires aux fins merveilleuses, d’autres qui vous font trembler jusqu’à l’âme. Je doute avoir pareil influence en ce qui concerne celle de Ràn, mais voyons ce que nous pouvons faire.
La petite est née dans une forêt minuscule, tenant plus lieu de bosquet qu’autre chose si nous devons être honnête. L’air était doux, frais, mais déchiré des hurlements de sa mère. Un accouchement n’est jamais de tout repos, rarement facile, et encore moins indolore. Ce jour-là nombre d’animaux se sont cachés de peur des bruits inhabituels crevant le silence, et monsieur Brunecorne aurait été le premier à pester contre ce vacarme s’il n’avait pas été concerné.
Il n’aimait pas beaucoup le bruit.
Le visage blême, il ne faisait que tourner autour de sa femme ne sachant quoi faire. Il était perdu, effrayé des sons qui s’échappaient de sa bien-aimée. Il n’avait rien à faire à dire vrai, elle était en bonne compagnie, aidée par des amies, le travail avait commencé trop tôt pour atteindre la ville. L’enfant est née sans encombre, si ce n’est qu’elle donna du fil à retordre à sa mère qui, épuisée, s’endormit rapidement après avoir récupéré Ràn dans ses bras.  

La petite Brunecorne vécut une enfance paisible, mais riche en bêtise. Elle était énergique et avait des idées plein la tête, elle voulait être une combattante, une dresseuse, une déesse. Rien n’arrêtait l’imagination de la gamine qui entrainait son petit frère, née 2 ans après elle, dans ses aventures folles.
Aventure qui faillit d’ailleurs tourner aux drames lorsqu’elle se perdit dans un dédale sylvestre un été. Il fallut une journée entière pour la retrouver. C’est l’un des chiens de son père qui fut le premier à sentir sa piste, du reste ils n’avaient plus qu’à suivre le guide. Son père était un berger robuste d’une douceur légendaire, c’était un homme qui se mettait rarement en colère, mais cette fois, il sembla que toute la plaine l’entendit faire la morale à sa fille. Dès lors, plus de balades, elle serait cantonnée auprès de sa mère à filer la laine. Adieu épiage des apprentis chasseurs en formation, tentative de parler avec les oiseaux (elle était certaine qu’ils finiraient par lui répondre un jour) ou encore cueillette des baies dans les bois. Adieu liberté, sept années à vagabonder comme bon lui semblait, c’était bien assez. Surtout, avait dit son père le nez frémissant et rouge de colère, qu’elle aurait pu embarquer son petit frère et provoquer sa mort.
L’enfant qu’elle était alors n’avait pas tout compris, pourquoi tant de panique et de peur, pourquoi se faire enguirlander de la sorte pour ensuite se faire emprisonner dans une cahute empestant le mouton ? Après tout, elle n’avait jamais été en danger, les arbres avaient veillé sur elle. Personne ne l’avait écouté, comme quand elle signifiait que la senteur du pin annonçait la pluie ou qu’elle s’était faite un ami vivant dans le monde des rêves.

Son père ne savait trop qu’en faire, il ne savait jamais comment parler à cette gamine rêveuse et tête en l’air, qui semblait déborder d’une imagination qui dépassait le berger bourru qu’il était. Sa femme, elle savait y faire, mais lui ne la comprenait pas, il était plus proche de son fils. Il se disait souvent que c’était plus simple lorsqu’elle était plus jeune, encore incapable de parler, à peine de marcher, au moins il n’avait qu’à lui sourire pour la rendre heureuse.

C’est à huit ans qu’on lui offrit son premier masque pour participer à l’une des réunions entre les tribus à l’Arbre Monde. Pour la récompenser d’avoir été sage. Ce que personne ne savait, hormis son frère, c’était qu’elle s’évadait la nuit pour regarder les étoiles. Aussi, prit-elle partie de faire comme si de rien n’étaient. Ce n’était pas tous les jours qu’on lui offrait une telle opportunité et en toute honnêteté, elle n’en pouvait plus de toute cette laine, qui semblait s’amonceler encore et toujours dans une répétition insupportable.
Sans compter qu’elle savait, il y avait là-bas quelque chose qui l’attendait. Son ami le lui avait soufflé dans la trame de ses rêves.

Ce qu’elle y vit, cachée derrière son masque de bois grossièrement taillé, était merveilleux, des gens, de toutes les couleurs, avec des habits, des peintures et des accents. Certains étaient de sa tribu, d’autres venaient des montagnes ou du désert – une plaine de sable brulant apprit-elle- . Elle s’y fit d’ailleurs remarquer, alors qu’elle menait une attaque contre une cohorte ennemie, entourée d’amis de son clan, face à un autre rival, des fils de chasseurs se moquant des éleveurs. Il ne fallut pas longtemps pour que les projectiles de boues se changent en une véritable guerre de bac à sable et même les fier Halds semblèrent quelques peu débordés par cette soudaine explosion de violence enfantine. Les mères accoururent et de leurs courroux divins calmèrent les ardeurs naissantes des gamins en donnant de la voix.
Les mères étaient des ennemis trop redoutables pour tous enfants, ils ne faisaient clairement pas le poids. Malgré la claque qu’elle se prit et qui lui fit monter les larmes aux yeux, Ràn était très fier de ce qu’elle avait accompli. Sauvegardant l’honneur de sa famille face à ce petit blanc-bec qui ne saurait jamais capable de mener le moindre troupeau.

Elle rêva de lui cette nuit-là, de ce qu’il serait plus grand, certaine qu’ils se reverraient. Tant mieux, elle lui montrerait de quoi elle était capable.

Autant dire que plus aucune sortie de ce genre ne lui fut accordée. A dix ans, son premier amour fut mort-né alors qu’il partit pour se former aux arts des guérisseurs. Une grande déception pour elle qui avait toujours rêvé du coup de foudre. Elle n’était même pas sûre qu’il connaisse son nom. Ràn avait été confrontée, pour la première fois de sa vie, à la timidité. Sensation qu’elle détesta instantanément.
Elle-même fut forcée de choisir quoi faire de sa vie quelques mois plus tard. Elle n’y avait jamais réfléchi, ou du moins, elle n’avait jamais voulu choisir, elle avait tant de chose qu’elle voulait faire. Pourtant, sa famille s’occupa de cela à sa place, l’envoyant à Asgarn pour les premières années d’enseignement général. Elle s’occuperait des bêtes tout comme son père. La spécialisation viendrait après. Elle eut plus de mal à quitter son frère que ses parents. Ils avaient toujours été très proches.

Ce ne fut pas un grand étonnement lorsqu’elle revit ce morveux croisé des années auparavant, plus une déception de n’avoir pu éviter cette rencontre qu’elle avait sue inévitable. Enfant appliqué, elle prenait son rôle à cœur, mais ne pouvait s’empêcher de se chamailler avec ce gamin qui n’arrêtait pas de l’embêter et de la prendre de haut.
Pourtant ne suivait-il pas le même enseignement ?
Étrangement cette rivalité entre Ràn et Norn fit qu’ils étaient toujours fourrés ensemble. Souvent à se hurler dessus, des fois à se taper, mais inséparable. Les années passèrent, la demoiselle se spécialisa dans l’élevage, et lui dans le dressage. Depuis leur première rencontre sous les ramures de l’Arbre-Monde, ils avaient bien évolué. Il ne fallut pas grand-chose de plus pour qu’ils se mettent ensembles et finissent par s’unir une fois leur formation finie.
L’histoire aurait pu s’arrêter là, par un simple « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». Cependant la vie n’est jamais simple. Ils tardèrent à faire des enfants, chacun devant honorer ses devoirs auprès de leur famille, ainsi fabriquer leur maison commune tout en s’acquittant de leurs tâches respectives, prit quelques années.
C’est à ses 23 ans qu’elle tomba enceinte, et c’est là que tout dérapa.
Un soir, un horrible rêve la fit se réveiller en hurlant, un de ceux si réel qu’on en aurait encore le gout dans la bouche. Un de ceux où son mari était retrouvé presque mort, mutilé à vie par une bête horrible, le transformant à jamais.
Ce matin-là, elle l’empêcha de partir travailler, le soir la nouvelle leur parvint qu’une bête étrange avait été aperçue et avait décimé un troupeau de cerf non loin des chemins de passage. Ràn lui avait, semble-t-il, sauvé la vie. Secoué, il en parla, la peur délie les langues, ne comprenant pas les implications de ce que cela voulait dire. La rumeur enfla jusqu'à parvenir aux Shamans et au Dagda. La suite, vous vous en doutez non ?
Un joyeux cauchemar pour la demoiselle.
Elle était une shaman-née, elle s’était cachée, drapée dans une douce ignorance, dans un déni évident. Que faire alors qu’elle avait déjà commis le tabou de se lier et pire, d’avoir un enfant ?!
Ce qui suivit fut un enchainement brisant son cœur, encore et encore pour le faire devenir poussière. Elle fut emprisonnée le temps que l’on décide de son sort. Son mari la quitta, brisant le serment qui les unissait de par l’autorité des shamans. Il eut l’audace de revenir à elle pour la sommer de boire une potion, celle qui devait tuer leur enfant. N’était-il pas condamné de par sa nature ? Voulait-elle qu’ils meurent tous les deux ? Voilà ce qu’il lui avait glissé, murmuré alors qu’elle était recroquevillée, noyée sous ses larmes. Il voulait qu’elle vive, quand bien même cette vie ne se ferait pas avec lui, il l’aimait, qu’il lui avait susurré et elle, enfermée dans cette geôle où filtrait à peine les rayons du soleil, mangée par le désespoir, elle l’écouta, elle se laissa convaincre.
Elle but et un océan de douleur l’emporta loin de toute conscience et de toute cohérence.  
Quand elle se réveilla, elle n’était plus enfermée. Un nouveau choix lui fut imposé. Désormais elle serait sous la surveillance du Dagda de la tribu, elle serait éduquée. Rien que ce mot lui donna des sueurs froides.
Elle avait perdu sa liberté, sa famille, son amour. Son corps et son cœur étaient ravagés, mais puisque les voix qu’elles avaient pu entendre petite n’étaient pas que de simple ami imaginaire comme le lui avait dit ses parents, elle n’était pas si seule et sans défenses que ça. Une réalité qui l’empêcha de plonger dans la folie et qui serait l’ébauche, un an plus tard, d’un début de vengeance. Car elle se vengerait.
Que le Dagda l’ait senti ou non, désormais ce n’est pas un mais deux chaperons qu’elle doit se supporter. Qu’importe, elle trouvera un moyen de leur faire payer, car ils ont menti, elle le sait, aucun enfant ne saurait être maléfique dès la naissance sans même qu’on lui ait donné la moindre chance. C’est une certitude qui la fait avancer et qui l’empêche de s’écrouler de chagrin.
Un trou béant à jamais dans sa poitrine.


La première impression est souvent la bonne


Derrière l'écran


On me connaît sous de le nom de Belonne et j'ai 26 ans.  Je vous ai trouvé grâce à mon imagination et je vous trouve forcément fantastiques (en toute objectivité :B ) .


Code:
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Lothar Duracier
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MessageSujet: Re: Ràn Brunecorne Dim 10 Déc - 18:46

Bienvenue Ràn Brunecorne


Félicitations!  Tu as réussi le rituel de la validation!  Les esprits sont bien contents de toi et ont décidé de te montrer le chemin!

Très belle fiche ma pupuce!  J'ai hâte de découvrir en jeu cette petite sauvgeonne qui devrait aller rejoindre les Nep  Elle y serait plus heureuse.

Tu peux désormais aller créer ta fiche de liens et te faire tout un tas d'amis ou d'ennemis.  C'est à ton choix!
Nous t'invitons aussi à créer ton sujet d'évolution afin de répertorier tes rps, ta chronologie personnelle, tes goodies, tout ce que tu désireras en fait.
Il t'es aussi possible aussi de proposer un scénario et de retrouver ainsi tous tes petits copains!  N'oublie pas les offrandes aux esprits, ça aide à attirer des joueurs!
Tu peux dès maintenant demander autant de rp que tu le désires dans ce sujet tout fait sur mesure.

N'oublie pas de recenser tout sujet terminé et tout sujet qui pourrait avoir une influence importante pour l'avenir du forum par ici!

Tu gagnes un tas de cristaux avec tes messages, n'hésite donc pas à les dépenser à la boutique.
Pour gagner plus de points, vote pour nous sur les topsites une fois toutes les deux heures!

Voilà, tu es paré pour survivre maintenant!  On te lance dans la fosse aux lions et bon courage!


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Ràn Brunecorne
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