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 Grand frère, dis-moi, entends-tu ce qu'ils nous disent?

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Pêche de Nep
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MessageSujet: Grand frère, dis-moi, entends-tu ce qu'ils nous disent? Ven 25 Mai - 19:14

Les yeux vers le ciel, tu es assise sur une branche basse d'un arbre.  Il t'a demandé de rester plus près du sol.  Quand il te parle, tu l'écoutes.  Quelque chose se prépare, tu le sens vibrer dans tes os, mais tu ne sais pas quoi.  Le dos accoté contre lui, il reste silencieux et ne te dit rien de plus.  Ça arrive parfois.  La voix se tait, un mur se dresse entre vous.  Tu pousses un léger soupir entendant des bruits dans les boisés.  Tu croyais t'être aventurée assez loin pour que personne ne te suive.  Ils sont toujours là.  Ils t'épient, ils te pourchassent, ils t'effraient.  Ce sont les hommes de ton frère, jamais bien loin dans l'ombre.  Ils attendent.  Quoi, tu ne sais pas.  Il ne te le dit pas.  Il reste fermé quand tu lui demandes ce qu'ils te veulent, lui qui répond toujours à toutes tes questions.  Il t'a prédit le futur.  Il s'est réalisé.  Agacée et dans l'impossibilité de grimper plus haut dans l'arbre, tu ne sais pas comment tu vas leur échapper cette fois.  Les feuilles se font rares, il y a trop d'arbres près les uns des autres, à se voler la lumière du jour.  Si tu restes silencieuse, peut-être ne te verront-ils pas dans la pénombre des boisés et s'en iront-ils en jurant d'avoir traversé les ronces.  Elles ne te font jamais mal à toi, elles t'évitent comme si tu étais une reine.  Un sourire béat s'imprime sur ton visage tandis que tu te tapis contre le tronc de l'arbre.  Ils ne te trouveront pas.

T'attendant toutefois à être appelée par leur voix, c'en est une autre qui résonne, une autre qui t'appelle à lui.  Sans un bruit, tu te laisses glisser en bas de ta branche.  C'est pour cela qu'il t'avait dit de ne pas grimper trop haut.  Il savait que ton frère viendrait te chercher.  D'un geste empli de candeur, tu caresse l'écorce du vieil arbre avant de poser un baiser sur lui.  « Merci. »

Sans un regard de plus, tu t'éloignes, suivant la voix qui t'appelle, grimpant aux arbres pour t'orienter parfois.  Il n'est plus très loin.  Lorsque tu l'aperçois, tu te perches de nouveau sur une branche et tu l'appelles à ton tour.  « Je suis là, » dis-tu à voix basse.  Tu sais qu'il t'entendra.  Il en est toujours ainsi.  Il y a quelque chose de spécial à propos de lui, quelque chose de différent qui le rend unique.  Tu le sens au fond de toi, même si tu ne lui as jamais dit.  Ils t'ont dit de ne rien lui révéler, que la vérité lui viendrait au moment voulu.  Tu restes près de lui et tu attends l'heure.


Dernière édition par Pêche de Nep le Jeu 7 Juin - 5:39, édité 1 fois
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Mûrier de Nep
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MessageSujet: Re: Grand frère, dis-moi, entends-tu ce qu'ils nous disent? Sam 26 Mai - 14:49

Les feuilles qui caressaient avec souplesse sa peau et le jour qui s’offrait à lui n’étaient que milles promesses d’un avenir radieux, qu’une confirmation muette de son statut merveilleusement supérieur, le monde semblait s’incliner devant sa grandeur, que ce soit l’éclat du soleil ou la pluie gémissantes. Aux yeux du Mûrier tout n’était que prétexte à se rengorger dans des croyances que personne d’autre que lui ne pouvait comprendre. Personne ? Pas tout à fait, Pêche, voilà une femme digne de rester auprès de lui. La malicieuse était d’ailleurs partie dans l’une de ses escapades régulières et s’il la faisait surveiller pour n’éviter que certains sots n’aient l’idée grotesque de s’en prendre à elle, il savait qu’elle n’appréciait guère cette marque d’affection que son frère lui témoignait.
C’était ainsi, une relation étrange entre deux êtres à l’écart du bon sens commun.

C’est pour cela, bien conscient des réactions imprévisibles de sa sœur, qu’il marchait aussi calmement que possible, laissant sa voix doucereuse parcourir la cime des arbres pour y trouver l’oisillon caché dans son nid.

« Pêche, viens ma puce, nous avons à parler. »

Malgré sa tribu, le Mûrier savait qu’il pouvait compter sur quelques personnes de confiance pour le suppléer dans ses tâches pendant ses absences. Et c’était précisément ce dont il voulait parler avec sa sœur. Il n’imaginait pas la laisser seule trop longtemps sans qu’il soit dans les parages, d’autant que l’expédition qu’il allait lui proposer risquait fort d’égailler ses jolies joues d’un sourire exquis. Le Mûrier savait également que ses talents insoupçonnés risquaient fort de leur être utile. Après tout qui irait se méfier d’une personne jugée stupidement « simplette ». La Pêche entendait et retenait bien plus que quiconque pouvait croire possible et ainsi elle se révélait être une informatrice de première ordre.

Il marchait, se frayant un passage parmi la nature, veillant à ne heurter aucun arbuste de peur d’effaroucher sa sœur qui était lié à la faune aussi surement que les bêtes avaient besoin d’eau pour survivre. Un jour elle lui avait hurlé dessus tellement fort qu’elle avait réussi à faire fuir toute la faune environnante. Elle était la seule à avoir le droit de faire ça, de lui parler sur ce ton. Tout autre aurait fini la gorge mâché sous sa poigne et roué de coup. Et s’il ne s’était pas agi d’un Nep sur qui il devait veiller ? Un de ces tribus inopportunes ? Il aurait eu la langue arrachée, il la lui aurait faite manger.
La voix qui fini par lui répondre chassa néanmoins les visions sanglantes qui avaient envahi son cerveau. Et la silhouette de Pêche apparue, suspendue à une branche, avant de se laisser glisser souplement au sol. Plus jeune, alors qu’elle n’était qu’une enfant combien de fois avait-il cru qu’elle se briserait le cou ? Mais à force de crapahuter, elle avait acquis une habilité rare. Certaines mauvaise langue disaient que seule la chance et l’inconscience mêlée avait permis à son corps de se forger ainsi. Lui savait qu’elle ne devait rien à la chance et tout aux savoirs qui se cachaient dans son esprit.

« Dis-moi Pêche, que dirais-tu de m’accompagner à une fête ? Mon nez me dis qu’il y quelques secrets intéressant à y dénicher et je sais que tu es la plus apte à les déterrer. Tu es partante pour accompagner ton grand-frère en voyage et l’aider à assouvir sa curiosité ? »

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Pêche de Nep
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MessageSujet: Re: Grand frère, dis-moi, entends-tu ce qu'ils nous disent? Jeu 7 Juin - 5:52

Quand tu remarques qu'il t'a vue, tu te laisses glisser en bas de l'arbre et te rapprocher de lui de ta démarche tapissée et discrète.  Tu ne fais pas le moindre son malgré les ronces et les plantes qui jonchent le sol, comme si elles s'écartaient tout simplement à ton passage.  Si tu écoutes ton frère, rien dans ton visage ne trahit l'attention que tu lui portes.  En vérité, beaucoup de gens qui ne vous comprennent pas croirait simplement que tu ignores son propos et ne fais que répondre au hasard.  C'est ce que tu fais avec la plupart des gens.  Ils n'ont rien d'important à t'apprendre.  Tout ce que tu dois savoir, les arbres te le murmurent à l'oreille.  Quand il s'agit du Mûrier toutefois, c'est une autre histoire.  Il ne t'apporte pas de réponses, mais ses propos sont toujours plein de bon sens.  Tu fixes tout de même le vide derrière lui tandis qu'il parle. Tu écoutes à demi, mais suffisamment pour comprendre ce qu'il attend de toi.  Puis, sans répondre, tu t'éloignes et vas t'assoir contre les racines d'un arbre encore bien jeune.  Il n'a pas encore la maturité de ses congénères, il doit leur demander conseil, il attend leur avis.  Ce n'est qu'après qu'il ne te dira tout.  Distraitement, tu caresses son écorce, avec une douceur presque amoureuse.  Si tu pouvais comprendre ce qu'est l'amour.  De ces valeurs que prônent les autres humains, tu n'entends rien.  Tout cela pour toi est confus.  Tu n'y penses donc jamais.  Ou presque.

« Fête… » souffles-tu finalement.  Tu n'as pas encore répondu à la question, elle est encore en traitement.  Les arbres te diront tout.  Tu attends, tu espères leur réponse rapidement.  Tu sais que tu peux compter sur eux sans soucis.  Un sourire niais étire tes lèvres tandis qu'ils te transmettent des messages.  Oui, c'est exactement cela.  Tu laisses échapper un léger rire, oubliant même jusqu'à la présence de ton aîné.

Puis, subitement, le silence se fait chez toi et tu poses ton regard ambré sur ce frère chéri.  Toute joie a quitté ton visage pour être remplacé par un air sérieux.  « Ils ont dit d'aller dans le désert découvrir les secrets, » dictes-tu sur un ton monotone.  D'une dernière caresse, tu t'éloignes de l'arbre et t'approche de ton frère.

« Que veux découvrir mon frère chez les brutes? »

Parfois, ton esprit semble lucide.  Il effraie les gens.  Toi qui es si souvent absente et perdue dans tes pensées, ces moments de clarté te rendent étrange, effrayante.  Tu tournes du Mûrier comme s'il était ta proie et tu laisses glisser tes doigts sur son tronc, comme s'il était le point central d'un pivot.  « Pêche ira avec toi.  Les arbres ont dit. »
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Mûrier de Nep
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MessageSujet: Re: Grand frère, dis-moi, entends-tu ce qu'ils nous disent? Sam 16 Juin - 12:09

Le Mûrier attendait patiemment que sa sœur ne daigne redescendre pour lui faire face. Jadis, il aurait se serait sans doute rongé les sangs -un ignorant- de la voire ainsi faire ses acrobaties. Mais désormais il savait qu'elle ne risquait rien, la nature les reconnaissait, elle surtout, ils ne feraient jamais de mal à la semence des êtres créateurs. Cependant le Nep savait tout de même se montrer prudent, les accidents pouvaient arriver -inacceptable-, les erreurs aussi et c'était précisément ce pourquoi il la faisait suivre ainsi avec autant de zèle. Après tout, si Pêche avait la tête trop encombrée de savoir et de sagesse pour pouvoir se soucier d'informations inutiles, il se devait donc d'assumer la charge de la protéger d'un environnement qui était esclave de ses propres règles, quand bien même celui-ci était bienveillant à leur égard.

Pêche -la merveille- était sans doute la seule personne dont le Mûrier se souciait, dont il montrait consciemment et à la vue de tous des signes d'affection. Nul geste malsain, elle était sa sœur, mais également la moitié de son âme, la gardienne de ses secret et la porteuse d'une vérité que lui seul savait entendre. Toujours avec patience, il la regardait, elle dont les yeux magnifique ne se posait sur rien, ne recelait aucune émotion. Elle dodelinait de la tête avec une exquise expression de neutralité, prêtant l'oreille a des voix qui lui étaient inaccessibles. Il n'en éprouvait nulle jalousie, comme il ne s'offusqua pas de sa prétendue inattention à ses propos. Ils se complétaient, il ne pouvait éprouver de vils sentiments envers celle qui l'aiderait à s'élever pour combler les rares lacunes que sa perfection n'avait pu obstruer.

Un sourire naît sur les lèvre du chef des Neps, promesse de mille mort, mille douleur et a la fois emprunt d'une douceur infinie à son égard, à elle, la seule, l'unique.

"Les secrets ma sœur, les secrets. Les choses bougent, enfin ce pour quoi nous sommes venus au monde se met en marche. qui serions nous si nous ne prenions pas part à la danse? La magie revient, des créatures émergent et ces constructions Pêche."


Ils 'arrête, prend le temps d'imaginer, de remettre les images en ordres et ses pensées qui s'étaient emmêlées sous l'excitation.

"Tu as entendus comme moi, cette grotte, elle recelait uns avoir que nous n'avons pas, n'est-ce pas là un message de nos géniteurs véritables? Cette fête, c'est une invitation. La peur, la haine, la magie, tout cela volent dans l'air et fera émerger ce que personne n'osent dire, ce que tout le monde cache. N'es-tu pas curieuse de savoir ce que ces barbares veulent à ce point dissimuler qu'ils se sentent ainsi obligés de museler jusqu'à leur sentiment? De plus c'est sans doute le moment le plus opportun pour les infiltrer et pourquoi pas, pourquoi pas, créer un nouveau réseau clandestin."


Il était enthousiaste le Mûrier, il voyait grand, peut-être était-il trop pressé, mais il savait prendre le temps de faire retomber l'enthousiaste pour décortiquer, mutiler, écorché ses idées -l'avenir- jusqu'à ce qu'elles deviennent des projets, quelque chose de possible dans l'immensité du hasard et des ratés.
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MessageSujet: Re: Grand frère, dis-moi, entends-tu ce qu'ils nous disent? Mer 27 Juin - 5:19

Tu le regardes parler s'animer, sans comprendre.  Silencieuse, tu écoutes.  Les mots se rendent à ton cerveau sans prendre de sens, mais tu ne cilles pas.  C'est important, tu peux le sentir dans son expression et tu dodelines un peu de la tête pour approuver en silence.  Parce que si le Mûrier le dit, c'est forcément ainsi.  Tu sais qu'il ne communique pas avec les arbres, ils te l'auraient dit s'ils connaissaient le moindrement ton aîné, vous êtes trop proches pour ce genre de secret.  Néanmoins, il réussit, ton aîné, à obtenir ses informations ailleurs.  Où, tu ne le sais point, mais tu sais qu'il le fait, tu sais qu'il a toujours raison.  Jamais tu ne questionnes les raisonnements du Mûrier, tu les admets tels qu'ils sont sans jamais rouspéter.  Tes cheveux glissent sur ton visage sans que tu ne te rendes compte.  Il sait qui vous êtes.  Toi, tu l'ignores et tu l'as toujours ignoré.  Tu le laisses te révéler les vérités les unes après les autres.  Il est de ces choses vraies que les arbres ignorent et auxquelles tu t'intéresses peu parce que tu sais qu'elles te sont inutiles à savoir.  Tant que tu as le Mûrier pour te guider, rien ne peut t'arriver, tu n'as besoin de rien savoir, car il te mènera toujours à bon port.  Tu ne réfléchis pas plus loin que cela.  Que la magie revienne ou que d'étranges créatures sillonnent les terres ne t'inquiètent que très peu, tu as des protecteurs qui te préserveront toujours du danger.

L'image de la grotte s'impose dans ton esprit.  Tu l'as vu toi aussi, mais incapable de faire la différence entre rêve et réalité, cela ne t'a pas secouée, tu as continué ton train-train habituel, dormant sur tes deux oreilles comme si de rien n'était.  Pourquoi te serais-tu préoccupée d'une grotte?  Les arbres ne t'ont pas dit d'y aller, ils ne t'en ont même pas parlé simplement un peu alors tu as relégué tout cela au fond de ta mémoire et les rêves sont partis d'eux-mêmes.

« Les barbares n'ont rien sous la pelure.  Ils sont fades, » réponds-tu à son long discours.  Tout cela est dit avec un ton égal, comme si tu énonces un simple fait connu de tous.  « Il faut ajouter un peu d'assaisonnement, sinon, personne n'en veut, » ajoutes-tu avec conviction.  Cette réponse devrait sûrement contenter ton frère.

Tu te penches pour ramasser une feuille sèche au sol.  Perplexe, tu la contemples un moment, un sourire étire tes lèvres avant que tu ne la réduise en miette dans ta paume.  Sur ces débris, restants mutilés de ce qui fut un jour la vie, tu souffles doucement.  Les différents morceaux volent, planent vers l'est.  « Il faut voyager par-là.»
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MessageSujet: Re: Grand frère, dis-moi, entends-tu ce qu'ils nous disent? Mer 11 Juil - 11:21

Et les débris volent dans l’air pendant un instant, ils se maintiennent en suspension. C’était beau, et le temps aurait pu, il aurait dû, s’arrêter pour permettre au Mûrier d’en apprécier la pleine teneur. Il était entier, bien, là en cet instant, où son autorité où son esprit n’était en rien contesté, ou il était admis –une évidence-.
Mais le temps ne s’arrête pas, même pour les dieux, alors pour les hommes ? Tout cela n’était que chimère. Et voilà que les débris s’émiettent en poussière et sont balayés dans le néant. Dans un geste fraternel, il posa sa main sur la tête de Pêche pour lui caresser tendrement la tête. Elle lui était dévouée, pleinement et entièrement et cette attitude faisait naitre en lui un bien être que nul n’était encore arrivé à lui procurer. Il aimait à ce qu’on le reconnaisse pour ce qu’il était et Pêche faisait plus que ça, se laissant porter, docile, par la divine essence qui résidait en lui, le guidant même lorsque les chemins se dérobaient sous ses yeux. Ainsi, il était tout puissant et cette certitude de force le galvanisait, flattant un égo déjà démesuré.

« Oui, nous partiront. Mais avant, nous avons du travail ma douce, ne soit pas trop impatiente. »

Ainsi fut la conclusion du Mûrier, agrémenté d’un petit rire de gorge qui le rendait presque humain, presque chaleureux. Mais une dissonance se glissait toujours dans ces semblants de normalité pour y briser la mécanique bien huilé d’une illusion qui ne marchait de fait, pas tout à fait.

« Viens, il faut me suivre maintenant, nous devons nous préparer. »


Et ainsi, il s’empare de la main de sa sœur. Elle semblait si petite dans la sienne. Comme si au travers de ses yeux, c’était encore celle d’un enfant qu’il voyait et non celle de la femme qu’elle était devenue. Il la guida ainsi avec patience jusqu’au campement, là ou l’activité recouvrait les bruits de la nature. Il savait qu’elle n’aimait pas ça, mais elle se devait de rester avec eux, sinon seuls les dieux savaient où Pêche était capable de se perdre. Le Mûrier était persuadé que s’il la laissait trop longtemps, alors elle s’égarerait même jusqu’à un autre monde et il ne pouvait se permettre de la perdre.
Après tout, ne lui appartenait-elle pas ?

« Dis-moi Pêche, quel visage voudra tu revêtir pour cette expédition. Qui voudrais-tu être ? »

Les Nep étaient une bande dégingandée, à les voir ainsi, le visage crasseux et des peaux dépareillés sur les épaules, leur nature de fuyard était pour le moins flagrante. Mais ils étaient passé maitre dans l’art de passer inaperçu et dans des chariots bien protégés, des habits propre et de bonne facture étaient gardés pour ceux qui devaient approcher les tribus.
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